( 2 juin, 2008 )

 

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Vers le ciel
N’attendant que l’appel
Le sourire de ma belle…
Clins d’oeil argenté
Caresses ensoleillées
Strip-tease du coeur
Morsures de bonheur…

Sur la plus haute branche
Trilles, sérénades douces…
Faisant frissonner ma peau
M’excite, m’enchante
Me titille, m’envoûte…
Parfum de lilas
Fleurs de pommiers
Fleurs de cerisiers
Colibris, mille ébats…

Herbes folles à caresser
Fougères, mousses, jacinthes
Fleurs à admirer, respirer
Arbres à étreindre…
Juin, à ma porte arrivé
Doux mois de renaissance
Je tends vers toi… ma main
Veux-tu bien la prendre?

 

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Juin

Ouvre grand ta fenêtre

Juin t’offre ses senteurs

Ouvre grand ta fenêtre

Et respire les fleurs.

Le seringa fleuri

Te fais tourner la tête

Ouvre grand ta fenêtre

Le jardin fait la fête.

Ouvre bien ta fenêtre

Juin t’offre ses couleurs

En un fouillis joyeux.

Ouvre bien ta fenêtre

Laisse entrer la douceur.

Les grappes de glycine

Celles de l’acacia

Se grisent au soleil

Et butines les roses

Qui s’ouvrent de plaisir.

Ouvre grand ta fenêtre

Juin fait danser ton coeur.

Vite ouvre la fenêtre

Juin t’offre du bonheur.

Josiane

 

Juin

(Poème antique)
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Les prés ont une odeur d’herbe verte et mouillée,
Un frais soleil pénètre en l’épaisseur des bois ;
Toute chose étincelle, et la jeune feuillée
Et les nids palpitants s’éveillent à la fois.

 

Les cours d’eau diligents aux pentes des collines
Ruissellent, clairs et gais, sur la mousse et le thym ;
Ils chantent au milieu des buissons d’aubépines
Avec le vent rieur et l’oiseau du matin.

 

Les gazons sont tout pleins de voix harmonieuses,
L’aube fait un tapis de perles aux sentiers ;
Et l’abeille, quittant les prochaines yeuses,

Suspend son aile d’or aux pâles églantiers.

 

Sous les saules ployants la vache lente et belle
Paît dans l’herbe abondante au bord des tièdes eaux :
La joug n’a point encor courbé son cou rebelle ;
Une rose vapeur emplit ses blonds naseaux.

 

Et par delà le fleuve aux deux rives fleuries
Qui vers l’horizon bleu coule à travers les prés,
Le taureau mugissant, roi fougueux des prairies,
Hume l’air qui l’enivre et bat ses flancs pourprés.

 

La Terre rit, confuse, à la vierge pareille
Qui d’un premier baiser frémit languissamment,
Et son oeil est humide et sa joue est vermeille,

Et son âme a senti les lèvres de l’amant.

 

Ô rougeur, volupté de la Terre ravie !
Frissonnements des bois, souffles mystérieux !
Parfumez bien le cœur qui va goûter la vie,
Trempez-le dans la paix et la fraîcheur des cieux !

 

Assez tôt, tout baignés de larmes printanières,
Par essaims éperdus ses songes envolés
Iront brûler leur aile aux ardentes lumières
Des étés sans ombrage et des désirs troublés.

 

Alors inclinez-lui vos coupes de rosée,
Ô fleurs de son printemps, aube de ses beaux jours !

Et verse un flot de pourpre en son âme épuisée,
Soleil, divin soleil de ses jeunes amours !

Leconte de Lisle

 

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